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Malgré l’existence des équipes mobiles psychiatrie précarité (EMPP), force est de constater que, sur le terrain, le social et la psychiatrie ont encore parfois bien du mal à s’accorder. Ce qui entraîne généralement des difficultés dans l’accès aux soins psychiatriques des personnes les plus précaires. C’est de ce clivage à dépasser dont vient témoigner ici l’auteure, rappelant la nécessité d’un accompagnement conjoint pour répondre à ces demandes extraordinaires et soutenir les équipes de première ligne.
Si les psychologues sont généralement rattachés aux équipes des ehpad, d’autres dispositifs extérieurs peuvent être mis en place sans pour autant entraver leur autonomie de fonctionnement. Une psychologue au sein d’une équipe mobile peut ainsi intervenir au domicile des personnes âgées. Cette démarche est à la fois au bénéfice des résidents, des équipes institutionnelles et de la personne âgée en amont d’une rupture avec son domicile.
Travailler en équipe mobile
d’accompagnement et de soins palliatifs
peut bouleverser les repères constitutifs
de l’identité professionnelle inhérents
à l’accompagnement. Et c’est de cette
pratique singulière de l’accompagnant,
au chevet du patient, dont il est question
ici et qui nous engage dans une réflexion
sur la posture éthique qui la sous-tend.
Psychologue clinicien, mais aussi infi rmier
psy, médecin psychiatre ou encore
travailleur social… l’ensemble des équipes
mobiles psychiatrie-précarité oeuvrent
pour implanter au coeur de la cité une veille
sociale, un « prendre soin » singulier,
une forme de parentalité institutionnelle.
Un atelier photo pour les demandeurs
d’asile, une idée originale pour leur
permettre de travailler sur leur
représentation de soi et retrouver
un ancrage identitaire mis à mal par
leur situation précaire. Une initiative
artistique, thérapeutique et politique,
mise en place par l’EMPP Interface du
CHU de Saint-Étienne.
Les personnes en précarité ne se dirigent pas spontanément vers des
structures de soins qui pourraient les prendre en charge. Réfléchir à de
nouvelles modalités pour aller à leur rencontre… tel est l’enjeu des équipes
mobiles psychiatrie-précarité.
En avril 1998, Xavier Emmanuelli, président du Samu social de Paris, créait
le Réseau national souff rance psychique et précarité pour venir soutenir
le travail des équipes déjà présentes auprès des SDF… en grande souff rance psychique
et pallier les vides entre la rue et l’hôpital psychiatrique. Sylvie Quesemand-Zucca,
collaboratrice de la première heure, revient sur ce projet où tant les modalités
que les mentalités étaient à modeler !