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Le recours aux services d’assistance médicale à la procréation s’est démocratisé au cours des dernières décennies, permettant aux couples d’espérer contourner l’obstacle qui les laissait jusque-là dans l’impasse de la réalisation de leur désir d’enfant. Mais ces situations d’infertilité sont souvent génératrices de souffrance et confrontent le sujet à un réel qui peut faire effraction et engendrer des impacts subjectifs, notamment dans le vécu répété des traitements. L’illustration clinique présentée ici vient en témoigner.
L’historique de la lente conquête, par les femmes tout au long du XXe siècle, de la maîtrise de la procréation amène à s’interroger sur la constance du volume des avortements dans le contexte d’une société démocratique et permissive en matière de mœurs. Cette vaste réflexion croise le débat sur le statut de l’embryon et sur les droits des couples à contourner, si nécessaire, l’obstacle de l’infertilité, grâce à la possibilité reconnue aujourd’hui de la procréation médicalement assistée.