En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l’utilisation de cookies pour vous proposer des services et des offres adaptés à vos centres d'intérêts.
Dans le champ de la santé, l’exigence de « continuité du soin » est aujourd’hui très présente, tout en étant mise à mal par une vision gestionnaire de la vie psychique. À partir de sa pratique en pédopsychiatrie, l’auteur de cet article propose une réflexion sur cette notion, en s’intéressant particulièrement à ses articulations possibles avec celle de cadre soignant, et aux conséquences d’une continuité des soins pensée à partir de la clinique du transfert.
Faire le choix de pratiquer le packing est une décision qui suppose une réflexion pluridisciplinaire. Cet article rend compte du cheminement d’une équipe qui a souhaité réintroduire ce dispositif au sein d’un service de psychiatrie adulte après l’avoir abandonné pendant de nombreuses années. Des questionnements qui ont accompagné ce choix à la formation des professionnels et à l’élaboration du projet de soin, l’auteure expose ici, à la lumière de la prise en charge de Monsieur C, les différentes étapes de ce processus.
Malgré l’existence des équipes mobiles psychiatrie précarité (EMPP), force est de constater que, sur le terrain, le social et la psychiatrie ont encore parfois bien du mal à s’accorder. Ce qui entraîne généralement des difficultés dans l’accès aux soins psychiatriques des personnes les plus précaires. C’est de ce clivage à dépasser dont vient témoigner ici l’auteure, rappelant la nécessité d’un accompagnement conjoint pour répondre à ces demandes extraordinaires et soutenir les équipes de première ligne.
Les diagnostics en psychiatrie tentent de mettre au jour une vérité du sujet, et, de là, peut-être aussi leur fluctuation. Mais la folie se dérobe, et met régulièrement à mal le mythe d’un savoir absolu. La psychanalyse, quant à elle, repose sur le transfert dont l’objectivation savante ne veut rien savoir. Aussi, pour avancer sur cette difficile question qu’est celle du sujet, c’est la pensée de Michel Foucault qui sert ici de fil rouge à l’auteure pour nous éclairer.
Les critiques éthiques du diagnostic en psychiatrie ne relèvent pas seulement de divergences sur l’éthique, elles sont consubstantielles de l’opération diagnostique elle-même. Invitant à explorer les principales options des détracteurs du diagnostic en psychiatrie, l’auteur passe en revue ce qui conduit au surdiagnostic, à la surprescription et aux troubles pharmaco-induits, questionne sa scientificité et nous invite à réfléchir à ses évolutions possibles. Le diagnostic éthique serait-il alors un passeport pour l’inclusion ?
L’expérience hallucinatoire fut de longue date considérée, dans sa complexité, comme une façon de se relier à l’énigme d’un message envoyé par une transcendance bénéfique ou maléfique. On se rend compte, aujourd’hui, que l’halluciné peut développer un savoir-faire avec ses vécus hallucinatoires et qu’il lui est possible d’en parler avec d’autres dans des groupes, valant pour communauté d’entraide et nommés Réseau des entendeurs de voix. Quels enseignements la clinique peut-elle recevoir de l’invention et du fonctionnement de tels dispositifs ?
Dans le cadre d’une mission bénévole de trois mois au Sri Lanka, l’auteure partage son expérience au sein de deux institutions psychiatriques du pays, révélant leurs structures, leur fonctionnement, les difficultés rencontrées à inscrire la psychologie et la psychiatrie dans une démarche de soin holistique. L’article soulève également les problèmes posés par la stigmatisation et les croyances autour des troubles mentaux, parfois renforcés par les pratiques gouvernementales.
Partant des bouleversements massifs qui touchent actuellement nos pratiques de soins, mais aussi les modalités d’approche de tout le champ de la psychopathologie, le congrès a été pensé à la façon d’une agora où plusieurs points de vue pourraient être mis en tension et en perspective.
Créée il y a 17 ans, Corps et Psyché est une association qui a comme objet de recherche la question du corps en psychiatrie, en psychopathologie et dans les différentes pratiques thérapeutiques et plus fondamentalement la problématique des liens corps/psyché.
Si l’avancée des connaissances peut justifier de reconsidérer les paradigmes avérés, toutes sciences confondues, encore faut-il savoir se prémunir de ses possibles effets délétères. Ainsi en est-il de la psychopathologie qui risque de se voir amputée d’un de ses principaux fondements : la compréhension raisonnée de la souffrance psychique. C’est pourquoi l’auteur en appelle à réinterroger la conception actuelle de la psychopathologie en même temps qu’il insiste sur l’importance d’y intégrer la problématique du corps.